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Le poste de CHO : utile ou futile ?

Chief Happiness Officer - LETESTU

LE BONHEUR AU TRAVAIL – PARTIE 2 :
Le poste de CHO : utile ou futile ?

Appelés « responsables du bonheur au travail » ou encore « feel good managers », les Chief Happiness Officer (CHO) sont de plus en plus nombreux à être demandés et recrutés par les entreprises soucieuses de promouvoir le bien-être de leurs talents, dans un contexte d’organisations complexes, fréquemment changeantes, et où l’omniprésence du digital pose parfois la question du rapport humain.

Mais cette fonction est aujourd’hui décriée, même par ses pionniers… Alors, CHO, vrai acteur du bonheur au travail ou simple alibis marketing ?

CHO : une fonction stratégique
et opérationnelle centrale…

Si les missions d’un CHO varient selon l’entreprise (taille, secteur d’activité, CA, …), l’objectif premier de la fonction reste d’« optimiser l’engagement des salariés vis-à-vis de l’entreprise en leur proposant des services qui améliorent leur bien-être » pour Olivier Toussaint, co-fondateur du Club des CHO.

Ses missions impactent directement l’organisation de l’entreprise, en voici quelques-unes :

Happy CHO - LETESTU* Ressources Humaines :
– Attirer de nouveaux talents et réduire le turn-over
– Offrir une vision claire des perspectives d’évolutions dans l’entreprise
– Encourager les projets personnels
– Aider au suivi des évaluations individuels
– Accueillir les nouveaux salariés et veiller à leur bonne intégration
* Management :
– Optimiser les process et simplifier/supprimer les démarches trop chronophages
– Adapter le rythme et les conditions de travail aux besoins des talents (gestion de l’organisation des espaces de travail : ouverts, fermés, télétravail, flex-office, coworking), et le matériel en conséquence
– Permettre aux managers de donner plus d’autonomie et de responsabilités à leurs équipes
– Généraliser un management bienveillant
* Communication :
– Communiquer une vision claire et partagée de l’entreprise
– Donner du sens aux missions, pour que chacun œuvre à la réussite de l’entreprise


En résumé, le CHO s’occupe de l’Expérience collaborateurs quand ces derniers se chargent de créer l’Expérience client à la hauteur de l’entreprise.
Une fois ses objectifs déterminés, le CHO est en charge de dénicher, tester, expérimenter les outils qui soulageront les équipes et permettront à cette Expérience collaborateurs d’être optimale.

Pour vous donner un exemple concret, voici les éléments dont le CHO à la charge à l’arrivée d’un nouveau talent :

  • S’assurer que la nouvelle recrue a tout le matériel nécessaire dès son 1er jour (ordinateur, téléphone, bureau),
  • Qu’il existe un kit d’on-boarding simple et compréhensible qui présente l’entreprise, les outils partagés ou encore la mission du nouveau membre,
  • Au niveau administratif, c’est aussi lui qui vérifie que tout soit aux normes (contrat, intégration du nouveau salaire dans les comptes…),
  • C’est aussi la personne qui va favoriser l’intégration personnelle du nouvel arrivant au sein de l’entreprise,
  • Enfin, c’est aussi le CHO qui va penser à la petite attention qui marque le début de cette nouvelle aventure pour le nouveau talent 😉

Une fonction stratégique oui mais qui demande aussi un goût pour l’opérationnel !

Bien que le lien entre bien-être des salariés et productivité n’est plus à démontrer, la fonction garante de ce bien-être se retrouve aujourd’hui associée à la notion d’alibis marketing malgré elle…

… devenue un simple alibis marketing ?

Etre Chief Happiness Officer est donc plus complexe que ce qui n’y parait. Pourtant, devenue LA nouvelle fonction star des entreprises soucieuses de leur marque-employeur, la fonction est aujourd’hui présentée de manière très simpliste. Une présentation qui lui vaut d’être qualifiée de coup de com’ et d’alibis marketing.

En effet, la fonction de CHO est parfois extrêmement réduite et consiste à être un simple « créateur de convivialité ». La mission consiste dès lors à mettre des fleurs sur les bureaux, assurer la mise en place d’évènements internes pour détendre les salariés, ou encore pousser auprès de la direction l’achat d’un baby-foot. Dans ce cas, Olivier Toussaint, le cofondateur du Club des CHO, le concède, la fonction CHO est un « simple argument de communication ».

Si les offres de postes de CHO ont été multipliées par 6 depuis 2015 sur le moteur de recherche d’emploi Joblift, en y regardant de plus près, le descriptif du poste ressemble étrangement à celui d’assistante de direction…

 

Et vous, comptez-vous un CHO parmi vos talents ?

Chez LETESTU, on est curieux de connaître votre retour d’expérience sur le sujet, écrivez-nous : bonjour@letestu.fr

 

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